Economie : vers un contrôle de l’exportation du café-cacao

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L’exécutif togolais veut contrôler le flux des exportations liées aux filières café-cacao. Lors du lancement de la saison 2018 – 2019, il y a quelques jours, le ministre du Commerce, Bernadette Legzim Balouki s’est prononcé sur le sujet. « Il est important de rappeler à tous les acteurs que les exportations frauduleuses ne seront plus tolérées à partir de cette campagne, » a-t-elle déclaré.

Cette sortie médiatique intervient à un moment où les stocks de café cacao ouest africains sont sous représentés sur le marché mondial. Surtout à un moment où la non déclaration de certains acteurs de la filière ont engendré d’énormes pertes (sur le plan fiscal) pour le gouvernement togolais.

Pour faire face à cette exportation illégale, la ministre en charge du Commerce a saisi la même occasion pour annoncer que des instructions fermes ont été données au Comité de Coordination pour les Filières Café Cacao (CCFCC) ; lesquelles instructions permettront de sanctionner les non déclarants qui exportent dans ledit secteur.

Parallèlement, le CFCC suivra les exportations pour maîtriser les statistiques et facilement contrôler le flux des exportations. Après le coton, le café et le cacao sont respectivement second et troisième dans la production agricole au Togo. Ils représentent 5,5% du PIB agricole et contribuent à 1,4% de la richesse nationale.

De 2011 à 2015, la production moyenne est de 8400 tonnes de café et 9000 tonnes de cacao. En 2017, le gouvernement a annoncé sa volonté de parvenir à une production annuelle de 30.000 tonnes pour le café et 25.000 tonnes pour le cacao. Mais il faut rappeler que le secteur reste confronté à plusieurs défis, avec entre autres, le commerce illégal des produits et l’incapacité des acteurs (31 203 producteurs dans le pays) des deux secteurs à s’organiser véritablement.

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