Football : l’US Bougouni refuse une relégation arbitraire

Dans sa décision du 28 décembre 2018, le Comité de normalisation du football malien (CONOR) a retenu 16 clubs pour disputer le championnat de première division.

Cette décision exclut des clubs habilités à y prendre part comme l’US Bougouni. Il s’agit notamment de l’US Bougouni, la LCBA, l’AS Black Star, l’USC Kita (admis en Ligue 1 entre 2015 et 2016), le Yéléen Olympique, et l’AS Performance (promus en 2017).

Pourtant, ce même CONOR avait même déjà reconnu la dernière montée des clubs pour le compte de la saison 2017-2018, en félicitant les deux derniers clubs cités.

Ainsi, c’est donc sans surprise que, la ville de Bougouni a manifesté son mécontentement face à cette relégation arbitraire. En effet, promu en Ligue 1 en 2016, l’objectif du sitting organisé est d’alerter les autorités du pays et du CONOR afin de réattribuer la place du club de la capitale du Banimotié dans l’élite du football malien, a-t-on appris d’une source proche de l’US Bougouni

« Les manifestants ont bloqués les entrées et les sorties de la ville de Bamako. Nous marcherons sur Bamako dans les jours à venir. Nous avons pris notre montée dans la douleur et nous n’avons jamais été relégué en Ligue 2 sur le terrain. »

 « Nous sommes prêts à tout pour sauvegarder notre place en ligue 1 malienne. Tout sauf la deuxième division. Nous ne nous laisserons jamais faire. Nous-nous rendrons bientôt à Bamako pour nous entretenir avec nos alliés » poursuit un participant dans l’émission sport de la radio Renouveau FM du lundi 31 décembre 2018.

D’autres voix sont également élevées contre cette nouvelle « maladresse ». Ainsi, Moustapha Maïga, président de l’Office du Niger Sports de Ségou a expliqué chez nos confrères de Sportmali.com que « le CONOR a été trop rapide et est parti vite en besogne. Il a ajouté « qu’en droit, surtout quand vous obtenez une décision de justice internationale, il y a des procédures pour l’appliquer. On appelle ça l’exequatur. C’est la procédure visant à donner, dans un État, une force exécutoire à un jugement fait à l’étranger ou à une sentence arbitrale. »

HaKam.

 

 

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