Le Togo va lutter contre le trafic illicite de ses biens culturels

le site de Koutammakou

Le Togo part en guerre contre les trafiquants de son patrimoine culturel. En fin de semaine dernière, L’assemblée nationale a adopté deux projets de lois visant à interdire et à sanctionner les récidivistes.

La première loi interdit et empêche l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels conformément à la Convention de Paris du 17 novembre 1970.

Cette convention internationale permet de renforcer la lutte contre le pillage des biens culturels à deux niveaux : par la protection des patrimoines nationaux d’une part, et, par la moralisation du commerce des biens culturels en général et des œuvres d’art en particulier, d’autre part.

Le second projet de loi ratifie l’adhésion du Togo à la Convention d’Unidroit contre les biens culturels volés ou illicitement exportés du 24 juin 1995 à Rome en Italie. Cette loi permettra au pays de faciliter le retour des biens culturels illégalement sortis du territoire.

Le Togo dispose d’un patrimoine historique et culturel remarquable. En avril 2011, l’Etat avait débloqué 30 millions de Fcfa pour en faire l’inventaire. A l’ordre des biens immobiliers, il y a des grottes et greniers de Nok et Mamproug, les peintures rupestres de Namoudjoga, Sogou et des musées dans les principales villes du pays. L’on découvre aussi des biens religieux, forêts et bois sacrés, le patrimoine subaquatique, le patrimoine immatériel, etc. Le seul site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO est le site de Koutammakou de la région de la Kara en 2004.

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