Culture : Homeland Jazz Festival à Lomé

La célébration du Jazz : le Togo a accueilli la première édition de l’événement

Le Homeland Jazz Festival est une célébration de la musique à travers le jazz. C’est une occasion pour les organisateurs de regrouper ensemble des fils et filles de l’Afrique qui résident de par le monde pour des retrouvailles qu’ils désignent par le vocable « Afriquemonde ».

Ainsi, du 12 au 19 janvier 2020, le Togo a vibré au rythme du jazz au grand plaisir des amoureux de cette musique. Plusieurs musiciens venus des Etats Unis, de Haïti, du Bénin, du Burkina Faso et du Togo ont partagé la scène musicale de ce festival du Jazz.

L’apothéose en a été le concert le 18 janvier 2020, à l’hôtel Ahoefa à Lomé avant le déplacement sur Azanhoun le dimanche 19 janvier. « Le jazz est une musique improvisée, c’est différent à chaque fois, c’est comme la vie, ce n’est pas planifié, ce n’est pas écrit donc c’est une opportunité de s’exprimer, d’avoir une aventure ensemble, voyager chaque jour pour créer » Aaron Goldberg, pianiste New yorkais présente ainsi le concept du festival.

Les retrouvailles de « l’Afriquemonde » au Togo ont été un grand succès. « Le Homeland Jazz festival a permis de faire le raccord entre une culture afro américaine et un retour aux sources. Nous avons assisté à une bonne connexion entre les jazzmen africains résidents ici et ailleurs » affirme chef Rima Amer l’une des membres de l’organisation. Plusieurs noms du jazz international et national tels que Godwin Louis, Etienne Charles, Aaron Goldberg, Pauline Jean, Jhony Keys, Aklama, Hawa Boussim, Jean Agbedanon se sont mis ensemble sur les différentes scènes du festival pour offrir des spectacles de qualité aux mélomen résidents au Togo.

Les amoureux ont été présents aux deux concerts de Jam sessions et du concert apothéose du 18 janvier. Ils ont été agréablement surpris par les prestations proposées par les musiciens venus de l’étranger.

Certains pensent que c’est une belle découverte pour eux et pour Lomé, c’est une vraie plus-value d’avoir des artistes de ce niveau-là qui viennent faire un mélange des rythmes traditionnels, afro américaines et des caraïbes. La qualité des musiciens a surpris plus d’un spectateur.

En dehors du jazz classique, un groupe de musiciens togolais a fait un mélange des rythmes traditionnels (gazo, kamou, …) et des harmonies du jazz, fortement apprécié et ovationné par le public présent et c’est dans ce sens que Laurelle, une mordue du jazz déclare que « Il y avait du génie créatif dans ce qu’ils ont fait à partir des rythmes locaux, ils ont fait du jazz et c’est appréciable ».

Malgré quelques manquements au niveau de l’organisation qui n’ont pas permis aux mélomen de profiter pleinement de chaque instant du festival, comme prévu initialement dans la programmation, pour les organisateurs, l’objectif est atteint car les deux concerts des Jam sessions et le concert apothéose les ont agréablement surpris.

Du côté des musiciens, Aaron Goldberg pianiste de New York pense que c’est « incroyable pour nous de jouer notre musique en Afrique et spécialement ici parce qu’il y a beaucoup de notre musique afro américaine qui vient d’ici. C’est un honneur pour notre mère l’Afrique ». Toutes ces expressions semblent rassurer les organisateurs qui mettrons les bouchers doubles pour une pérennisation de cette initiative.

AGBO Love.

 

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