Technologie /Journée sans Facebook : difficile de s’en détourner ? 

 Technologie /Journée sans Facebook : difficile de s’en détourner ? 

Une journée sans le réseau social Facebook, ce vendredi 28 février, comme tous les ans à la même date. Mais, chose curieuse, Facebook, c’est un « truc de vieux ». Eh oui, d’après une étude Diploméo, 64% des moins de 18 ans n’utiliseraient pas ce réseau. Si les jeunes n’en veulent pas, peut-être est-il temps de passer à autre chose ?

C’est une initiative mondiale. Selon ses promoteurs, il s’agirait de lutter contre l’addiction à la cyber dépendance, protester contre l’intrusion des pubs qui se font passer pour de l’information (à croire qu’ils ne connaissent pas Google…) et rappeler à Facebook qu’il ne serait rien sans ses clients… pas moins que cela !

Cependant cette journée est-elle vraiment observée ?

Difficile de l’affirmer et c’est un pari compliqué. En effet, ils sont des millions d’internautes connectés chaque jour sur ce réseau social. Les réseaux sociaux font part intégrante du quotidien de chacun. Instagram, Snapchat, Twitter… Et bien évidemment le sacro-saint Facebook.

Selon les résultats des études publiés par « Hootsuite » et « we are social » sur l’usage du web et des réseaux sociaux au Togo, 1,71 million de Togolais étaient connectés à internet en janvier 2020, un chiffre en hausse de 7,8% en un an. Le taux de pénétration d’internet est désormais de 21%.  580.000 utilisateurs accèdent régulièrement à Facebook, dont 95,9% par mobile.

Malgré un début de prise de conscience des problèmes que peuvent poser des comportements addictifs à Facebook, il reste difficile de s’en détourner.

Pourquoi est-ce si dur de se déconnecter ?

Si, après 15 ans d’existence, le réseau social s’est imposé dans nos vies, on commence à prendre conscience qu’il a fait naître chez beaucoup d’internautes un comportement addictif, avec les dangers qui en découlent.

Une étude menée par la mutuelle étudiante la Smerep (France) en 2018   a montré que 20 % des étudiants passent plus de six heures par jour sur leurs smartphones, et que quatre sur dix se disent incapables de s’en passer pour une journée. Ils sont pourtant une majorité à reconnaître que l’utilisation intensive de leur mobile a une incidence sur leur sommeil et leur concentration et donc sur les études.

Aujourd’hui, la responsabilité des parents est grande dans la gestion de l’utilisation faite par leurs enfants des réseaux sociaux, lorsque l’on sait toutes les dérives qu’une mauvaise utilisation peut entraîner. Dépendant de votre âge, vous avez peut-être créé votre premier compte en 2009, à l’ère du collège. Chose que vous regrettez amèrement, les clichés gênants de l’âge ingrat revenant régulièrement sur votre fil d’actualité. N’est-ce pas Mesdames et Messieurs les politiciens ?

Une journée sans Facebook est utopique, mais c’est déjà un pas important vers une meilleure prise de conscience du potentiel danger qu’il peut y avoir à en devenir « accroc » ou même à s’y être laissé tenté.

PatDogb.

Tony DEE

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